Jean ROSTAND (1894 - 1977)
Biologiste et écrivain, fils cadet du poète Edmond Rostand, il est né à Paris mais c'est un peu plus tard, au pays basque, qu'il apprit à aimer la nature. Dès 1903, après la découverte des Souvenirs entomologiques de J.H. Fabre, il décide d'être naturaliste. Enfant prodige, il entreprend bientôt une licence de sciences et complète ses études scientifiques au Val de Grâce où il s'engage comme infirmier lors de la première guerre mondiale. Refusant de continuer sa carrière dans le cadre de l'Univer-sité, il effectuera tous ses travaux dans sa villa de Ville d'Avray où il installe un laboratoire en 1922.
En dépit de ses recherches scientifiques, en particulier sur la tératologie des crapauds et des grenouilles, il est surtout connu pour ses ouvrages de vulgarisation scientifique et de réflexion philosophique et morale, qui lui ont valu d'entrer en 1959 à l'Académie Française. Il a eu le grand mérite de faire connaître la génétique au public français et s'est attaché à diffuser les notions fondamentales de biologie afin de mofitrer la valeur culturelle de cette science et sa portée humaine.

Albert FLOCON [Albert Mentzel] (1909 - 1994)
Peintre, graveur de compositions animées et de perspectives, illustrateur, il fut, de 1927 à 1933, élève et délégué au Bauhaus de Dessau, lié à Albers, Kandinsky, Klee. Devant la montée du nazisme, il émigre à Paris en 1933 et devient l'assistant de Vasarely. En 1939, il s'engage dans la Légion étrangère. Démobilisé en 1941, il se réfugie à Toulouse où il sera arrêté en 1944. Sa femme et sa fille aînée,déporté à Auschwitz , y furent assassinées.
En 1946, il obtient la nationalité française. En 1950, il dirige avec Friedlaender l'Atelier de l'Ermitage et fonde le groupe Graphies. Puis il est nommé à la chaire de perspective de l'École des Beaux Arts de Paris en 1964. Il participe à de nombreuses expositions en France et à l'étranger.
Parmi ses publications, il faut citer en 1948 son premier recueil de gravures Perspectives illustrant dix poèmes d'Eluard. En 1949, il est maître d'oeuvre de l'ouvrage collectif du groupe Graphies et de À la gloire de la main, préfacé par Gaston Bachelard qui préfacera par la suite, entre autres, son Traité du burin.