Valery LARBAUD (1881 - 1957)
Ce fils de la grande bourgeoisie vichyssoise voyage beaucoup dès sa jeunesse et acquiert très tôt une vaste culture cosmopolite. Son père, pharmacien à Vichy, a découvert et exploité la source Saint Yorre.
En 1902, Valery Larbaud rassemble les premiers éléments de A.O. Barnabooth, ses oeuvres complètes, c'est-à-dire un conte, ses poésies et son journal intime, où cet auteur imaginaire apparaît comme un double de Larbaud et révèle déjà sa personnalité.
Ses analyses pénétrantes tant sur le plan psychologique que littéraire vont lui conférer une aura qui ne se démentira jamais. Son écriture limpide et son rare pouvoir d'évocation, notamment dans les célèbres Enfantines, lui assurent une renommée durable. Proche compagnon des maîtres du début du siècle dernier: Claudel, Gide, Saint-John Perse, Valéry..., il entretient avec eux une importante correspondance.
Il se définissait lui-même comme un « petit oublié » du commencement du XXème siècle mais si son oeuvre est relativement réduite, sa richesse déborde largement son époque.

Pierre-Eugène CLAIRIN
(1897 - 1980)
Neveu du peintre Georges Clairin, peintre lui-même, lithographe et graveur sur bois, Pierre-Eugène Clairin fut l'élève de Cormon à l'École des Beaux Arts de Paris en 1913. À partir de 1919, il travaille à l'Académie Ranson avec Paul Sérusier qu'il suit à Pont-Aven, où il rencontre Vuillard et Maurice Denis. Il rencontre les Nabis, en particulier Pierre Bonnard, et conjuguera ces influences.
Peintre de paysages, de portraits et de natures mortes, il expose, à partir de 1920, au Salon des Artistes Indépendants de Paris, au Salon d'Automne dont il sera sociétaire, et au Salon des Tuileries.
Il réalise également une oeuvre importante d'illustrateur de livres.